Tout l’équipe MILAWITHYOU est touchée par les témoignages de Mamanges sur le deuil périnatal qui continuent de nous parvenir. N’hésitez pas à nous contacter par mail
contact@milawithyou.com si vous souhaitez participer à ce blog et à nos articles dédiés aux mamanges et au deuil périnatal

Le témoignage d’Aurélie


Il y a 4ans, j’ai eu une grosse entorse à la cheville selon l’hôpital sauf qu’au bout d’un an et demi les douleurs étaient toujours présentes. Le médecin pour lequel j’ai changé à voulu voir le fond du problème donc j’ai repassé des radios qui n’ont rien données, puis des irm et là jackpot sur 3 tendons ligaments il n’en restait plus qu’un et demi d’intact. Après avoir vu un chirurgien l’opération a été programmé et j’ai pris de la morphine pour les douleurs. Quelques mois plus tard j’ai vu une première fois mon ventre bougé, je me suis dit que j’avais dû halluciner, puis une fois quelques jours plus tard puis une troisième.

Je me suis rendu au service gyneco de l’hôpital où une écho a été réalisé et là on me dit félicitation vous êtes bien enceinte environ 7mois (ce qui veux dire qu’au moment de mon opération j’y étais déjà) on m’a fait passer de salle en salle pour passer d’autres échos durant 4h car on arrivait pas trouvé le périmètre crânien de bébé. Et là une gyneco vient à ma rencontre pour m’expliquer que le bébé a un problème. Mon bébé a une partie du crâne manquante et le liquide amniotique à rongé le cerveau donc je leur dit de faire le nécessaire car on me dit que ce bébé ne survivra pas il s’étouffera à la naissance.

On m’a laissé comme ça durant une semaine et demi entre les prises de médicaments et les papiers à faire. Le jour J arrive je suis en salle d’accouchement ils effectuent « le geste » de fin de vie donner un médicament dans le cordon pour arrêter son cœur. Et là ils ont déclenché l’accouchement, j’ai mis 12h à accouché par voie basse. Entre montée de fièvre et grelottements j’ai demandé à ce que cela se termine au bout de 11h j’ai menacé de m’ouvrir. Une fois bébé arrivé les sages femme l’ont emmené tout de suite pour le nettoyer c’est à ce moment qu’on a su que notre bébé était une fille, notre quatrième fille.

On nous a demandé si on voulait la voir ou la tenir dans nos bras. J’ai juste réussi à la voir impossible de la prendre dans mes bras, mais j’ai gardé ses empreintes de pied qu’une amie m’a plastifié et son bracelet de naissance. Suite à cela comme beaucoup d’entre nous je suis en dépression, j’ai déclenché également de l’hypertension, au bout de quelques jours j’ai perdu ma voix impossible de parler d’après le médecin de garde que j’avais vu j’étais limite à devoir être intuber. Cela fait maintenant presque 2 ans et demi que Gabrielle est partie elle me manque toujours autant c’est un déchirement, régulièrement je vois des petites puces de l’âge qu’aurait dû avoir ma fille car je suis hôtesse de caisse et c’est compliqué encore maintenant à gérer psychologiquement.

Et la dernière mauvaise nouvelle en date les pilules ne me conviennent plus je risque un avc, l’implant est impossible avec mes migraines et le stérilet j’en veux pas donc à 37ans je vais devoir me faire ligaturer les trompes je me rends compte que c’est pour « rester en vie » mais c’est comme devoir faire un deuil. Merci de nous donner le parole, tellement de personnes n’osent pas nous parler de nos bébés anges mais il le faut c’est important

Le témoignage d’Ornella

Bonjour, je m’appelle Ornella, je suis la maman d’Andrea 5 ans, Many 8 mois et d’Ennio né sans vie le 12/12/17 à quatre jours de mon terme. Le 12/10/17 je perdais ma petite maman d’une longue maladie contre laquelle nous nous sommes battus durant 3 longues années, alors que j’étais enceinte de 7 mois elle s’est éteinte après avoir fait une grosse hémorragie dans mes bras. J’ai survécu durant 2 mois avec toute cette peine puis 2 mois après jour pour jour les contractions ce sont mises en route, nous sommes descendu à la maternité avec le sourire et heureux de retrouver un peu de bonheur, après avoir posé le monitoring sur mon ventre, les visages ce sont crispés et j’ai compris en regardant mon mari que le ciel nous tombait sur la tête, le cœur d’Ennio s’était arrêté. Il a donc fallu apprendre à vivre avec ça, et l’expliquer à son grand frère.

Nous l’avons câliner puis il a fallu lui dire au revoir et pour ma part lui demander pardon… pardon de ne pas t’avoir senti souffrir, après avoir perdu ma maman je pensais qu’il ne pourrait rien m’arriver de pire, et pourtant! La vie ne tient â rien! Aujourd’hui nous le savons et nous profitons de chaque instants. Comme nous aimons la vie plus que tout nous avons eu la force de rebondir et depuis 8 mois est arrivé notre bébé arc en ciel

?

C’est une blessure qui ne se refermera jamais et notre bébé nous manque mais nous voulons croire en la vie

❤️

Courage à tous les paranges et merci de m’avoir permis de m’exprimer

Merci aux Mamanges

Merci à nos Mamanges Aurélie et Ornella pour ces témoignages sur le deuil périnatal. Merci d’avoir partagé votre histoire. Si vous le souhaitez, vous pouvez nous contacter par notre page fcb ou par mail.
contact@milawithyou.com Les articles sur l deuil périnatal sont imagés par des bijoux de la collection « en Mémoire de ».

Author Mila

Commentaires (1)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *