Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal de Aurélia

A travers ce Témoignage émouvant, nous apportons notre soutien à tous les par’anges confrontés au chagrin de la perte d’un enfant. Le témoignage d’Aurélia est important car il montre à quel point le combat peut être long et éprouvant pour les parents face au corps médical pour obtenir des informations si précieuses pour commencer le processus de deuil.

Bonjour à vous toutes les mamanges mais aussi aux papas. Je me  présente je m’appelle Aurélia j’ai 35 ans et je suis l’heureuse maman de 5 magnifiques enfants (4 filles et un petit mec) Mon histoire démarre début Octobre 2018 après avoir constaté l’absence de règles depuis quelques temps je me  décide à  faire un test de grossesse qui s’avère être positif. 

Je prends donc rdv auprès d’un gynéco pour confirmer cette nouvelle grossesse et passer une écho de datation qui confirmera l’heureuse nouvelle. Une autre échographie est prévue au 30 Janvier pour s’assurer que la grossesse se déroule bien. J’ai hâte d’y être et de faire connaissance avec mon nouveau bébé mais rien ne se passera comme prévu.

Arrive le 30 Janvier le gyneco démarre l’échographie et là je vois des petits pieds des bras des mains des jambes et j’entends pour la première fois battre le cœur de mon bébé. Mais voilà qu’au moment où le gynécologue arrive sur la tête de mon bébé je vois ma meilleure amie (future marraine) me regarder avec des larmes aux yeux j’ai mis cela sur le coup de l’émotion mais j’étais loin d’imaginer qu’elle avait bien compris avant moi ce qui ce passait.

Soudainement le gynécologue s’arrête me regarde et là le ciel me tombe sur la tête madame votre bébé a un cœur qui bat des pied ms des bras des jambes mais malheureusement son cerveau n’est pas développé (anencephalie). 

Je me mets à pleurer toutes les larmes de mon corps malgré la présence de ma meilleure amie. Le gyneco m’explique qu’il va falloir que je revienne quelques jours plus tard voir un de ses confrères spécialiste des grossesses à risque afin de voir si celui-ci confirme son diagnostic. Je repare donc avec un nouveau rdv 2 jours plus tard mais comment vous dire j’espérais qu’ il s’agissait d’une erreur j’avais besoin d’y croire mais malheureusement 2 jours plus tard le spécialiste confirmera le diagnostic. 

Le cœur serré je lui demande ce que je peux faire, quel espoir me reste t’il le gyneco m’explique que je peux aller jusqu’au bout de cette grossesse ou arrêter là mais que quelque soit mon choix malheureusement mon bébé me survivra pas. 

Je décide donc à contre cœur de subir une Img médicale afin d’arrêter ma grossesse mais là encore rien me se passera comme prévu. Rdv fixé 5 jours après cette triste annonce avec l’anesthésiste au mercredi 6 février 2019 pour un passage au bloc le Jeudi 7 février.

Le 7 Février comme convenu je me rends donc au service gynécologique afin d’y subir mon img. Arrivée dans le service on m’installe dans ma chambre et on me demande de me préparer pour le bloc. Une infirmière m’installe une perfusion une autre m’apporte un comprimé en m’expliquant que celui ci va commencer à faire le travail (décollement de la membrane etc etc)

Je me demande où je suis, pourquoi moi ?. 

Arrive le nomment de descendre au bloc opératoire mais malheureusement avant même d’y entrer mon bébé sort. Malheureusement tout seul pas le temps d’entrer dans le bloc je crie mon bébé sort je le sens il sort je me retrouve soudainement dans le bloc avec une équipe médical qui ne comprend pas pourquoi je crie pourquoi je pleure mon bébé sort je leur dis j’essaye de me redresser pour voir mon bébé mais soudain le trou noir je me suis retrouvée endormie sans rien n’ y comprendre. 

À mon réveil quelques instant plus tard je comprends que ça y est tout est fini, mon bébé n’est plus là mais je refuse toujours d’y croire. On me remonte dans ma chambre où quelques heures plus tard l’interne en gynécologie viens m’apporter mes papiers de sortie mais le souvenir de mon bébé qui sort tout seul avant d’entrer dans le bloc me hante suis-je folle ? ai je bien vécu cela ?

Il faut que j’en ai le cœur net, je pose donc la question à l’interne en gynécologue qui me confirme que mon bébé est bel et bien sorti avant même d’entrer dans le bloc. Il me remet mes papiers de sortie avec un rdv fixé 3 semaines plus tard pour s’assurer que l’ intervention c’est bien passée. Durant ses 3 semaines avant ce rdv les questions se bousculent dans ma tête. Mon bébé était t’il une fille ou un garçon, a t’il souffert, a t’il bien compris que sa maman l’aimait ?

3 semaines plus tard je revois le fameux gynécologue à un rdv qui a viré au cauchemar car c’était évident il fallait que je sache, que j’ai des réponses à mes questions.Je lui demande ce qu’ils ont fait de mon bébé car je sais qu’il est sorti tout seul et le lieu où il est, ce qu il est devenu … Il n’annonce que la suite de cette procédure (une anapathe) doit être réalisée ainsi qu’une autopsie mais que cela se fait dans un autre hôpital que celui ci  et que les résultats devraient arriver dans les prochains jours. Je repars juste avec comme seule réponse à toutes mes questions cette information. 

Quelques semaines plus tard n’ayant toujours pas de nouvelles de ses analyses je demande à nouveau un rdv avec le médecin afin de comprendre pourquoi c’est aussi long, rdv fixé le lundi à 18 heures. Aurai je enfin les réponses à mes questions ? Lundi jour du rdv le ciel me tombe à nouveau sur la tête le médecin n’annonce que mon bébé était un petit garçon que son activité cardiaque était bien présente au moment de l’expulsion avant même l’entrée au bloc mais que malheureusement les médecins qui devaient pratiquer les autres examens n’ont pas pu aller plus loin car le corps de mon bébé est arrivé en trop mauvais état de conservation. Mais mon dieu que c’est il passé pour que le corps de mon bébé arrive dans cet état au laboratoire d’analyse ?  Monsieur me répond Madame vous n’aviez pas atteint la 22 semaines de grossesse au regard de la loi votre bébé n’ existe pas, nous l’avons donc traités comme un déchet et mis à la poubelle

L’ histoire s’arrête là pour lui mais pas pour moi. Je décide donc de  me renseigner auprès du service de l’état civil qui eux m’informent que d’après la nouvelle réforme de juin 2009 la loi autorise les parents à faire reconnaître leurs enfants dès la 15 ème semaines de grossesse. Je décide donc d’appeler le secrétariat du service gynécologie avec ces quelques informations un autre rdv est programmé et lors de ce rdv on me remet un document afin que je puisse aller à l’état civil faire reconnaître mon fils que j’ai décider de prénommé Noah.

Sur le document en question il est simplement marqué que l’activité cardiaque de mon fils était très probablement présenté au nomment de l’expulsion. Je me rends donc le lendemain au service de l’état qui eux refuse de faire quoi ce soit car pour eux le médecin aurait du établir un certificat d’accouchement.. je me sens découragée, je ne sais plus où j’en suis quoi faire comment aller de l’avant et faire afin mon deuil je décide d’abandonner. 

Mais voilà que quelques mois plus je me décide à reprendre le combat je le dois à mon fils à mon petit Noah parti trop vite il faut que pour moi pour lui il soit reconnu que son prénom figure quelque  part. Je prends donc l’initiative d’appeler directement le service de la direction de l’hôpital je tombe sur une dame adorable qui écoute mon récit et me dit gentiment madame je peux pas vous laisser comme ça il faut des réponses à vos  questions vous avez besoin de comprendre comment le corps de votre bébé a pu arriver en trop mauvais état de conservation au laboratoire etc etc. Quelques jours plus tard la direction de l’hôpital me rappelle et me propose une médiation. La médiation aura lieu le 25 novembre 2019 5 jours après mon anniversaire. 

À la médiation le médecin expert mandaté part l’hôpital reprend en ma présence mon dossier et là pour moi c’est la douche froide. J’apprends que le corps de mon bébé n’a Jamais quitté l’hôpital, que le gynécologue en question c’est juste basé sur mon échographie qui confirme bien que mon bébé était un petit garçon qu’il souffrait bien d’une anencéphalie malformation cérébrale irréversible que sur le rapport du bloc opératoire mon petit Noah est bien sorti tous seul au cour d’une img médicale que Noah a respiré 4 minutes 50 seul avant de s’éteindre des suites de sa malformation cérébrale et que mon bébé est donc considéré comme étant né et décédé de ses suites, que le médecin aurait donc dû bien établir un certificat d’accouchement afin que je puisse faire reconnaître mon petit Noah !

Au bout d’ une heure d’entretien je décide d’arrêter la c’est trop dur trop douloureux mon fils mon ange mon bébé parti comme ça sans même un prénom sur son dossier c’est horrible. Quelques temps plus tard je reçois de l’hôpital une lettre d’excuse avec dedans un acte d’accouchement afin que je puisse faire reconnaître Noah à l’état civil et un bracelet d’identité afin qu’il me reste quelque chose de mon fils. Noah mon bébé mon amour parti le 7 février 2019 après ce dur combat maman peut enfin te faire reconnaître et apaiser sa douleur je t’oublierai jamais

Je t’aime mon bébé ange.

Nous souhaitons que toutes les Mamanges, les Papanges, comme Aurélia qui nous suivent, qui nous lisent sachent que nous sommes là et que nous seront toujours là quelque soit leur parcours…

MILAWITHYOU c’est une équipe à l’écoute, attentive et qui fait une vraie place à votre Témoignage de Paranges ! Nous souhaitons vous tendre la main, vous qui traversez un deuil douloureux ou qui, comme Aurélia ont beaucoup souffert dans leur processus de deuil.

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