Hyperémèse gravidique : quand la grossesse est un enfer

Si les nausées de grossesse touchent une femme sur deux, elles ne sont rien comparées à l’hyperémèse gravidique.

L’ hyperémèse gravidique : qu’est ce que c’est ?

Médicalement, on utilise les termes vomissements incoercibles ou hypermesis gravidarum lorsqu’une femme enceinte a des vomissements liés à la grossesse avec une perte de poids d’au moins 5 % par rapport au poids initial. Ces symptômes handicapants peuvent entraîner une déshydratation et des carences graves chez la future maman en plus de dommage à son foie et ses reins. Le risque que le bébé souffre d’un retard de croissance est important. C’est une grossesse qui doit être classée comme “à risques”. Aujourd’hui on ne sait toujours pas expliquer les causes de l’hyperémèse gravidique, mais des pistes génétiques et hormonales sont souvent évoquées. Il faut imaginer que la future maman peut vomir plus de 50 fois par jour ! C’est un calvaire qui peut durer jusqu’à l’accouchement.

L’ hyperémèse gravidique : un traitement est-il possible ?

Actuellement, la médecine n’a pas de solutions miracles. Ce qui va apaiser les nausées d’une femme, ne conviendra pas à l’autre. Voici quelques conseils :

  • Manger en petites quantités, préférer des aliments liquides ou qui passent bien, et qui n’ont pas un goût trop prononcé. Il st vivement conseillée de casser le jeûne en mangeant le matin pour diminuer les nausées (biscottes, biscuits secs)
  • Si vraiment rien ne passe, buvez des boissons sucrées car votre corps en retiendra toujours un peu et cela lui apportera un peu de glucose.

L’ hyperémèse gravidique : quelle prise en charge médicale ?

À l’hôpital, il est possible de réhydrater la patiente avec du sérum salé. On envisage alors d’avoir des perfusions régulières de sucre et de vitamines. Un traitement anti-vomitif est mis en place, dans certains cas des médicaments très puissants comme ceux utilisés en chimiothérapie sont prescrits.

L’ hyperémèse gravidique : l’isolement et l’incompréhension

Il faut bien comprendre qu’en dehors de l’aspect médical (des risques pour le bébé et pour la maman) c’est un véritable enfer qui se vit pendant une des périodes qui devraient être la plus belle qui soit.

Certains médecins (notamment en fin de carrière) ont appris que l’ hyperémèse gravidique était une pathologie psychologique, qu’il s’agissait d’une névrose. Ces médecins ne sont pas aujourd’hui dans la capacité d’accueillir une femme victime de 50 vomissements par jour : ils ne savent pas la prendre en charge !

Certaines femmes se regroupent en association comme :

D’autres décident de s’auto-médiquer avec du Donormyl (médicament vendu sans ordonnance réputé pour diminuer les vomissements et sans danger pour le bébé) ou de se faire préscrire du Zophren (médicament indiqué pendant les chimiothérapies)

La sensation d’être seule, abandonnée par le corps médical, d’être sans soutien vient renforcer la culpabilité d’une femme malade qui ne peut déjà plus vivre “comme avant”. La dépression est une conséquence de l’ hyperémèse gravidique.

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