Témoignages de Par’anges

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Christelle et ses 3 petits anges

Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal de Christelle

A travers le Témoignage de Christelle, nous apportons notre soutien à chaque mère, chaque père, chaque personne qui a pu un jour perdre une vie qui lui était précieuse.

Bonjour je souhaite raconter mon histoire.

Bonjour je m’appelle Christelle, j’ai 49 ans.

A l’âge de 22 ans après une rupture avec mon compagnon de l’époque, j’ai ressenti en moi que j’étais enceinte, je vais voir une gynécologue qui me dit que je ne suis pas enceinte mais au fond de moi je sentais que j’attendais un bébé. Je l’ai perdu aux toilettes, je ne me suis pas inquiétée car j’ai toujours des règles abondantes avec des caillots de sang. Plusieurs années plus tard vers 35 ans je vais voir une gynécologue pour me faire poser un stérilet et en m auscultant, elle me dit que j’ai déjà porté un enfant. Je lui ai alors dit ce qu’il s’était passé. J’avais donc raison, j’avais porté un bébé.

Je n’ai pas supporté le stérilet, il est sorti tout seul. J’ai fini aux urgences et ils me l’ont enlevé. Il y a 10 ans, le lendemain de Noël j’ai eu mes règles et j’ai perdu un gros caillot de sang. Quelques jours après je suis prise de fortes douleurs en bas du ventre à ne pas pouvoir bouger et je ne me plains rarement, mon médecin vient et me dit que c’est l’appendicite ou une fausse couche. Prise de sang et j’étais enceinte, radio et à part un kyste à une ovaire. Rien. Je pars voir mon gynécologue qui m ausculte et me dit félicitation vous êtes enceinte. Je suis sur un nuage. Mais prise de sang tous les jours et malheureusement les résultats étaient en baisse, la réalité était là j’avais perdu mon bébé. J’ai fait une échographie et au vu des résultats la personne me dit que j’avais été enceinte de 2 mois et demi.

6 mois plus tard, de nouveau je sens que je suis enceinte, je le sais au fond de moi. Malheureusement je perds ma maman d’un cancer, je l’ai accompagné jusqu’à la fin. Et le lendemain, je vais aux WC et de nouveau je perd du sang avec un caillot de sang. Je sais que j’ai perdu l’enfant que j’attendais. Il y a 5 ans, je vais voir un gynécologue de nouveau et après d’autres examens il m’annonce que je suis atteinte d’endométriose, il m’a enlevé de l’endomètre en m’opérant. Je passe une échographie et le radiologue me dit qu’il faudrait m’enlever l’utérus, j’en parle à mon médecin qui me dit que oui mais elle sait que je ne veux pas donc elle ne m’en a pas parlé. J’ai une plaie ouverte dans mon cœur qui jamais ne se fermera car jamais je n’aurai d’enfants jamais. J’en ai porté trois mais ils sont partis et ils restent à jamais dans mon cœur 

❤

️ voilà mon histoire.

Merci à vous Christelle de nous faire confiance, de partager votre peine. Nous espérons que les commentaires, les retours à la lecture de votre histoire, vous ferons du bien.

Nous souhaitons que toutes les Mamanges, paranges, qui vivent cette terrible perte que celle d’un enfant, sachent que nous sommes là. Comme Christelle, faites nous part de votre douleur, nous la respecterons.

MILAWITHYOU c’est une équipe à l’écoute, attentive et qui fait une vraie place à votre Témoignage de Paranges !

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Aurore

Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal de Aurore

A travers le Témoignage émouvant de Aurore, nous apportons notre soutien à chaque mère, chaque père, chaque personne qui a pu un jour perdre une vie qui lui était précieuse.

Avec mon conjoint, nous sommes ensemble depuis 4 ans. Avec le fil du temps nous décidons d’avoir un enfant… Je tombe enceinte au bout de quelques mois qui malheureusement se termine par une fausse couche avant le 1er trimestre.

On réessaye peu de temps après mais qui au final se termine par 3 autres fausses couches successives avant la fin du 1er trimestre. Nous rencontrons une généticienne qui nous fait faire des examens et qui pour moi révéleront un problème avec les chromosomes 15 et 22 qui ne crée pas d’handicaps pour moi car c’est équilibré mais qui est responsable des 4 fausses couches à répétition.

La généticienne nous adresse vers un centre pour des FIV, nous suivrons ses conseils et réalisons les démarches. Fin décembre 2019, je tombe enceinte naturellement mais je reste très prudente au vu des fausses couches précédentes, 1er écho de datation tout va bien.. L’écho du 1er trimestre tout est nickel, le cœur de notre bébé bat. Nous décidons de l’annoncer à notre entourage.

Les mois passent, tout va bien également mais au vu de mon problème génétique on nous conseille de réaliser une amniocentèse. Les résultats tombent très rapidement, ils sont très mauvais. Notre bébé est porteur de 3 chromosomes 15 au lieu de 2 comme pour une personne normale, la généticienne nous annonce que notre bébé souffrira d’autisme, crises d’épilepsie qui peut être très grave et de troubles psychiatriques plus tard.

On nous propose une interruption médicale de grossesse que nous acceptons car nous ne tenions pas à ce que notre bébé souffre, ce n’est pas une vie pour lui. Étant à 6 mois de grossesse, j’ai accouché de notre fils le 19 mai 2020 à 9h27. J’ai fait le choix de le voir, il est beau comme tout et j’ai récupéré ses empreintes et photos. Le retour à la maison a été très difficile, partir à 3 et rentrer à 2 ça été horrible j’ai eu le sentiment d’abandonner notre fils. Nous lui avons choisi 2 prénoms et l’avons déclaré à l’état civil. Depuis c’est difficile tous les jours, mon fils me manque terriblement 

😢

.J’ai acheté un album scrapbooking que j’ai personnalisé avec des oursons, des nuages ainsi que ses photos et empreintes. Nous l’aimons tellement notre fils, tu seras toujours dans notre cœur, nous ne t’oublierons jamais. 

Merci à vous Aurore de nous faire confiance, de partager votre peine. Nous espérons que les commentaires, les retours à la lecture de votre histoire, vous ferons du bien.

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Marie, en souvenir de Ayden

Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal de Marie

A travers le Témoignage émouvant de Marie, nous apportons notre soutien à chaque mère, chaque père, chaque personne qui a pu un jour perdre une vie qui lui était précieuse.

Je m’appelle Marie j’ai 25 ans , maman d’Hugo et maman’ge d’Ayden. 

❤


En souvenir de mon Ayden. 
Cela fait maintenant 3 ans que nous sommes ensemble avec le papa , une magnifique histoire d’amour puisque nous nous connaissons depuis la maternelle .. 18 ans plus tard nous nous retrouvons , deux années passent nous décidons de fonder notre famille .., le 17 octobre 2018 Ayden s’installa dans mon petit ventre , 8 mois sont passés la grossesse se déroule à merveille ..

Jusqu’en mai 2019 ou là, notre monde s’écroule ,à  la dernière grosse échographie on nous annonce que notre petit amour a une très grave malformation au cerveau et qu’il ne survivrai pas à la naissance .. nous avons fait ce dur choix de le laisser partir et d’interrompre ma grossesse à 35+5Sa (pratiquement 9 mois) .. le mardi 11 juin 2019 s’est envolé ma plus belle étoile .. mon fils restera à jamais gravé dans mon cœur ..


Le 18 septembre 2019 , la veille de mon anniversaire , j’apprends que je suis enceinte !! (Un bébé plus que désiré) Un magnifique cadeau de mon ange Ayden , la grossesse s’est très bien passée avec beaucoup d’angoisse , mais parfaitement suivie avec une gyneco en or ! Je ne la remercierai jamais assez pour tout ce qu’elle a fait pour nous ! Aujourd’hui pour notre plus grand bonheur nous avons notre petit Hugo dans nos bras depuis le 14 mai , Ayden à veille sur nous tout au long de cette grossesse et de mon accouchement car c’était merveilleux .. il veille encore sur nous et sera toujours à nos côté ! Je veux faire passer un message d’espoir à toutes ces maman’ges qui ont perdu leurs enfants .. c’est la chose la plus horrible qu’il puisse arrive mais on avance avec 

💙

Je tiens à remercier toute ma famille , ma fameuse gynécologue , notre sage femme Sylvie , mon chéri qui sans lui je serai pas la femme , ni la maman que je suis aujourd’hui , Mes enfants qui me donnent cette force d’avancer et pour qui je donnerai tout ! Et biensur merci à vous Milawithyou pour votre écoute et tout ce que vous faites ! 

Merci à vous Marie de nous faire confiance, de partager votre peine. Nous espérons que les commentaires, les retours à la lecture de votre histoire, vous ferons du bien.

Nous souhaitons que toutes les Mamanges, paranges, qui vivent cette terrible perte que celle d’un enfant, sachent que nous sommes là. Comme Marie, faites nous part de votre douleur, nous la respecterons.

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Ophélie, l’histoire de Soline

Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal de Ophélie

A travers le Témoignage émouvant de Ophélie, nous apportons notre soutien à chaque mère, chaque père, chaque personne qui a pu un jour perdre une vie qui lui était précieuse.

Bonjour, Je m’appelle Ophélie, maman de Melvin 5 ans et de Coline bientôt trois ans, quand notre puce a eu deux ans nous avons décidé de mettre en route bébé 3 qui a ma grande surprise c’est installée dans mon bidou très rapidement, une grossesse vraiment parfaite, jamais un symptômes rien, la grossesse rêvée de toute. Notre princesse était prévue pour le 21 mai 2019, nous étions fou d’impatience et tellement heureux de voir son frère et sa soeur si content de l’arrivée de cette nouvelle petite soeur, bref que du bonheur, comment aurais je pus imaginer un instant que ce bonheur ne serait qu’éphémère

Le 18 mais en soirée j’ai perdu les eaux, notre princesse était elle aussi impatiente de nous rencontrer

Nous décidons donc de réveiller les enfants et de les déposer chez leur tata et nous rendons ensuite à la maternité très excités à l’idée de faire enfin la connaissance de notre troisième enfant. Arrivée à la maternité je commence doucement à avoir des contractions, je suis examinée et l’on me dit que le travail a bien commencé, que je ferais la connaissance de ma fille demain dans la matinée si ce n’est pas trop long.

On me conseille de me reposer un peut pendant que les contractions sont encore supportables. Vers 4h du matin je suis réveillée par la douleurs, les contractions commencent à se faire sentir mais je suis encore à quelques heures de la délivrance, le papa lui dort comme un bien heureux quelle chance il a.

Arrive 7h du matin j’ai très mal et j’ai enfin droit a la péridurale ouf on voit le bout je suis fatiguée mais si excitée de faire bientôt la connaissance de ma puce, je tiens bon elle sera bientôt avec nous. 8h15 on m’installe le moment est arrivée, la sage femme me dit qu’elle voit ses cheveux et que trois poussées suffiront alors je reprends mon courage, c’est bientôt fini, je pousse une fois, deux fois et au bout de la troisième poussée elle est enfin là, papa coupe le cordon et on me met ma fille sur moi, c’est si bon de l’entendre pousser son premier cris et de voir qu’elle est parfaite, c’est le portrait de sa grande soeur,

Soline a vu le jours le 19 mai 2019 à 9h07 nous sommes si heureux, si impatient d’être en chambre pour prévenir nos enfants. vers 11h je suis enfin dans la chambre papa lui est allée chercher les enfants, nous somme si impatient de voir leurs réactions, Soline prend le seins comme si de rien n’était, une vrai pro notre poupée. 11h30 papa arrive. J’entends mes enfant devant la porte ils sont très impatients et c’est bien normal, ils entre et découvre leur petite sœur, ils sont émerveillés c’est un moment magique que je ne pourrais jamais oublier.

Au bout d’une demie heure papa décide de rentrée a la maison et de nous laisser nous reposer Soline et moi, il me dit qu’il reviendra plus tard. Soline dort j’en profite pour me reposer un peut jusqu’à la prochaine tétée je suis tellement fatiguée. Plus tard l’infirmière me réveille car Soline a faim, je la nourrie, la change, la cajole un peu et elle se rendort donc je la remets dans son berceau et décide de regarder un peut la tv en attendant que papa revienne mais j’ai vite fait de me rendormir je suis épuisée et ma puce dort que pourrait il arriver. Plus tard papa entre dans la chambre, me trouve endormie et me réveille doucement.

Je lui demande si Soline a pleuré il me dit que non elle dort c’est un bébé calme comme sa soeur, je lui dit que je vais devoir la réveiller pour la nourrir et je vais pour la prendre et là c’est l’horreur je la vois le teint bleu les lèvres bleues et je hurle de panique, papa appelle l’infirmière qui court jusqu’à moi et regarde Soline dans mes bras, elle lève les yeux vers moi et me fait signe non de la tête, Soline c’est envolée rejoindre les anges le jours même de sa naissance en fin d’après midi, son petit cœur était trop fragile et personne n’a rien vu

Dans 4 jours ça fera un an que ce drame est arrivé, un an que je pleure ma fille chaque jour mais que je me bats pour mes deux plus grand, il y a peu ce drame a brisé notre couple car pour son papa je devrais avoir tournée la page mais comment faire pour accepter l’inacceptable

Lui a décidé d’oublier mais moi je ne peux pas et je ne veux pas, les enfants eux posent de plus en plus de questions alors je leurs explique de mon mieux. Mon cœur est brisé à tout jamais, nos vie aux enfants et moi sont chamboulées a jamais

Soline ma princesse sache que jamais ni ton frère ni ta sœur ni moi ne t’oublieront et ne cesseraient de t’aimer, tu nous manques chaque jours petite étoile

❤

Merci Mila de m’avoir permis de poser des mots sur mon chagrin et ma douleur de mamange.  

Merci à vous Ophélie de nous faire confiance, de partager votre peine. Nous espérons que les commentaires, les retours à la lecture de votre histoire, vous ferons du bien.

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Aurélie, un parcours semé d’embûches pour devenir maman

Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal de Aurélie

A travers le Témoignage émouvant de Aurélie, nous apportons notre soutien à chaque mère, chaque père, chaque personne qui a pu un jour perdre une vie qui lui était précieuse.

Bonjour je me présente Aurélie 31 ans.

Tout a commencé il y a réellement 6 ans le 4 avril 2014 où mon mari se fait opérer des testicules pour recueillir normalement ses spermatozoïdes. L’ opération se passe très bien. La biologiste m’appelle pour me dire que mon mari remontera dans sa chambre dans sa chambre dans 1h car il est en salle de réveil et me convoque dans son bureau. Elle me dit que l’opération s’est bien passé mais qu’il a fallu tout gratter car ils n’ont pas retrouvé beaucoup de spermatozoïdes vivants.

On a toujours espoir. 10 jours après le 14 il est 18h30 passé appelle de l’hôpital pour les résultats et là le choc mon mari est stérile à 100%. On a eu beaucoup de mal à réaliser tout c’est bousculé dans notre tête… Puis en septembre 2014 on décide d’avoir un rdv en Pma pour voir ce qu’il nous propose. Dans notre tête c’était foutu on n’aura jamais d’enfant. La gynéco qu’on rencontre et super sympa nous rassure nous explique tout ce qu’on pouvait faire. Et là un grand combat commençait.

Du coup nous décidons de passer par don de spermatozoïde avec tiers donneur. Le début fût long et éprouvant on commence les papiers et nous annonce qu’il y en a pour 15 mois de procédure avant de commencer. Et oui on a rempli les premiers dossier de Pma puis on a été convoqué au tribunal 2 fois puis rencontré une psychologue 4 fois pour qu’elle valide notre état psychique à tenir face à une pma.

On a eu notre accord rapidement puis commença les prise de sang pour moi tout les mois et pour mon mari test complet. 15 mois passèrent on s’est dit oui le 29 août 2015 et on a eu notre premier vrai rdv pour le début du dossier de Pma le 4 septembre c’était notre cadeau de mariage tant attendu. La gynéco nous annonce que notre dossier passe en commission fin novembre et que si tout va bien on commencerais notre première insémination en janvier. Dossier validé j’ai commencé mes piqure dans le ventre de gonal tout les jours première insémination nickel tout va bien malheureusement bébé ne tiendra pas plus de 3 semaines ceci pour les 2 autres inséminations.

La 3 eme se passe bien première prise de sang nickel bébé avait tenu prise de tout les 2 jours pour voir si le taux monte bien jusque-là tout va bien jusqu’à la première écho des 4 semaines d’insémination on elle nous dit bien voir la poche mais on entendait très peu le cœur elle passe par voir basse et pareil. Elle nous dit d’attendre un peu et refaire une écho au final il n’y aura pas besoin je perds la poche avec l’œuf 2 jours après. Du coup on recommence et en juin 2016 à l’insémination la gynéco me dit rester alitée on l’écoute et là le 21 juin fut de nouveau une grande joie je suis de nouveau enceinte j’ai été jusqu’au bout mais il a fallu que je reste alitée 6mois sur 9.

Notre fils a pointé le bout de son nez en février 2017.

En 2019 on décide de recommencer les traitements mais ça été la catastrophe. J’ai été inséminée le 8 mars tout va bien première écho des 4 semaines nickel on entendait bien bébé. Mais 2 semainés plus tard des douleurs atroces me prennent au travail mon médecin me dit de me reposer que j’ai de grosses contractions je continue à travailler mais le jeudi dans la nuit j’ai passé ma nuit dans les toilettes car des douleurs atroce à me taper la tête contre les murs. Mon mari me dit va voir le médecin tu vas pas au travail. J’arrive au médecin et là il me dit tu vas au urgences directement. J’arrive tout le monde me prend en charge prise de sang tension… et l’écho tomba : bébé est retourné dans ma trompe où il s’est logé et a grossi ce qui me donnait mes douleurs. Les résultats tombent mon gynéco me dit il y a 2 solutions soit on opère mais pas sur de sauver la trompe soit on tue le fœtus avec une piqûre de methotrexate. Je savais plus quoi faire mais la douleur était tellement présente qu’il me donne un médicament pour la douleur et me détendre. Et au final mon gynéco me dit qu’il a reçu la prise de sang et qu’il va procéder à la piqure pour tuer le fœtus je suis déçu anéantie j’étais toute seule mon mari était au travail.

C’était le week-end de pâques ça été atroce. 4 jours à être mal vomissement nausées maux de tête le vendredi je retourna à l’hôpital on refait une prise de sang et la mauvaise nouvelle bébé ne veut pas partir il s’accroche de nouveau j’ai le droit à une prise de methotrexate. Le moral est au plus bas mais faut garder le sourire quand même pour mon loulou qui ne comprend pas pourquoi maman est pas bien il me dorlote il me fait des câlins. Le vendredi d’après on recommence écho prise de sang bébé s’accroche encore mais la poche a commencé à diminuer. Au final j’ai perdu bébé au bout d’un mois j’ai perdu le fœtus vers le 15 mai. Ce fût long et douloureux. Surtout quand autour de toi on te dit t’inquiète pas c’est un mauvais moment ça va passer vous allez recommencer…. 

Les mois passent et toujours des douleurs atroce aux ovaires au moment de mes changements de cycle hémorragie… les gynécologues ne comprennent pas jusqu’au moment où il décide de me faire une hystérosalpingographie. Et la le verdict tombe 1 mois après car c’était les grandes vacances et ma gynéco de pma me rappelle fin aout pour le dire quelle m’avait pris rendez-vous en urgence avec une chirurgienne. On comprenait pas elle là elle nous explique que bébé s’est tellement accroché qu’il a déchiré mon ovaire et que j’ai un trou voilà pourquoi j’avais toujours mal. Il m’opère et sauve mon ovaire et ma trompe.
Et nous dit il restait un bout de la poche … bébé ne voulait apparemment pas partir….
J’ai eu beaucoup de mal à me faire à l’idée.

On devait recommencer les traitements mais le coronavirus a fait son apparition et du coup tout c’est arrêté. Voilà pour notre parcours et notre bébé ange qui se sera accroché jusqu’au bout.

Merci à vous Aurélie de nous faire confiance, de partager votre peine. Nous espérons que les commentaires, les retours à la lecture de votre histoire, vous ferons du bien.

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Laure, il y a 7ans…

Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal de Laure

A travers le Témoignage émouvant de Laure, nous apportons notre soutien à chaque mère, chaque père, chaque personne qui a pu un jour perdre une vie qui lui était précieuse.

Bonjour Mila, Je t’écris suite à tous les messages de mam’anges que je suis, car j’en suis une aussi.. Voilà mon histoire… Je m’appelle Laure j’ai 29 ans, et cela c’est déroulé il y a 7 ans. 

C’était en 2013, cela faisait un an et demi que j’étais avec mon mari, mon mari venait de trouver un emploi et moi, je venais de créer mon auto entreprise, en pleine phase de devis pour les commandes de fournitures et tout à basculé deux jours après avoir validé mes commandes auprès de mes fournisseurs avec 14 jours de retard de règles…

Ni une, ni deux, test de grossesse positif, ce qui fut notre plus grande joie sur l’instant car ce n’était que le début du cauchemar… Car j’ai un stérilet au cuivre.

Ce n’était pas un bébé prévu, mais nous en parlions pour la fin d’année 2013,nous sommes au mois de mars 2013, donc nous décidons d’accueillir ce bébé avec bonheur.

Rendez vous pour la confirmation de la grossesse avec la prise de sang, Je suis enceinte d’un mois et demi, tout s’enchaîne car il ne faut pas oublier, j’ai ce baby chou en moi qui côtoie mon stérilet et cela m’inquiète beaucoup.

Rendez vous sur rendez-vous, échographie sur échographie, le gynécologue de garde essaie de m’enlever le stérilet en simple consultation, car je ne veux pas de grossesse sous stérilet, je ne veux pas mettre bébé en danger, il n’y arrive pas, une interne arrive et essaye aussi sans y arriver, puis un troisième gynécologue arrive avec un échec à nouveau.

L’on me propose alors une hystéroscopie, il s’agit d’une opération sous anesthésie pour aspirer le stérilet qui est remonter trop haut, j’accepte, un délai de 7 jours de réflexion m’est imposé.

Nous voilà 7 jours plus tard, j’arrive en hospitalisation, le gynécologue arrive la main bandée, m’annonce qu’il s’est blessé pendant le week-end que c’est son collègue présent à ses côtés qui va m’opérer et me pose la question fatale, si on n’arrive pas à enlever le stérilet, est ce que l’on avorte ou l’on laisse le stérilet en place, pour moi pas de doutes malgré les larmes qui me coulent, je préfère qu’il m’avorte plutôt que de prendre le risque d’une perforation du placenta à 5 mois de grossesse voir pire…

Le ciel me tombe sur la tête, je suis seule dans cette chambre à attendre, mon mari ne pouvait pas se libérer du travail et ma famille n’était pas encore au courant de ma grossesse… Je descends au bloc… 
Je me réveille tout c’est bien passé, il a pu m’enlever le stérilet sans hystéroscopie, le bébé va bien… Mais il y a une longue semaine critique ùu je peux perdre le bébé en faisant une fausse couche…

Le cauchemar continu… Chaque jour, chaque minute, chaque seconde, cette peur me hante… Des maux de ventre deux jours plus tard, une écho de contrôle, tout va bien… Trois jours plus tard rebelotte,… Voici le 7 ème jour critique, dernière écho de contrôle, bébé va très bien, il me fait même écouter le cœur de mon baby chou… Mais un gros caillot de sang est présent, mais il va se résorber me dit on… 
6h du matin, le 4 avril 2013, deux semaines après la découverte de cette grossesse, je me réveille…dans l’horreur la plus totale, maux de ventre insoutenable, je me rend au WC, je suis en train de faire une fausse couche et je suis en hémorragie extrême…

Je réveille mon mari, il m’emmène aux urgences à tout allure, écho de contrôle, bébé est décédé, je dois aller en urgences au bloc pour évacuer le bébé et arrêter l’hémorragie car je suis en train de me vider de mon sang… Ce 4 avril 2013, j’ai perdu mon bébé, qui habitera toute ma vie mes pensées.

Aujourd’hui, nous avons une petite fille de 6 ans qui se porte à merveille et qui a su penser nos peines du passé. Merci Mila de m’avoir permis de me livrer car nous vivons avec malgré la vie qui défile. 
Tendres pensées à toutes ces mam’anges.

Merci à vous Laure de nous faire confiance, de partager votre peine. Nous espérons que les commentaires, les retours à la lecture de votre histoire, vous ferons du bien.

Nous souhaitons que toutes les Mamanges, paranges, qui vivent cette terrible perte que celle d’un enfant, sachent que nous sommes là. Comme Laure, faites nous part de votre douleur, nous la respecterons.

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Anaïs, maman de Louka

Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal de Anaïs

A travers le Témoignage émouvant de Anaïs, nous apportons notre soutien à chaque mère, chaque père, chaque personne qui a pu un jour perdre une vie qui lui était précieuse.

Je m’appelle Anaïs, j’ai 29 ans et je suis une mamange.

 Tout a commencé en avril 2019, où j’ai découvert que j’étais enceinte de mon premier enfant. J’ai pris directement rendez vous avec une sage femme libérale conseillée par une amie qui était également enceinte. Au mois d’Août, lors de la deuxième échographie, on nous annonce que c’est un petit garçon.
Toute ma grossesse se déroule à merveille.

Jeudi 5 décembre 2019 dernier rendez vous avec la sage femme de l’hôpital, (terme est le 20 décembre 2019). Pas de monitoring, pas d’échographie.

Samedi 7 décembre 2019, je fais une sortie au restaurant avec mon conjoint et son fils. en sortant je sens que mon rythme cardiaque est assez rapide. Je contacte donc la maternité pour savoir si je dois m’y rendre. On me répond: “pouvez vous prendre votre tension?”, je répond que non, on me dit “reposez vous et si cela persiste venez à la maternité”. Je ne me suis pas rendu à la maternité car la tachycardie a fini par passer. Le lendemain ma main droite se mettait à gonflée.

Le mercredi 11 décembre, bébé n’a pas bougé de la journée. Je me rends à la maternité seule…Le gynécologue de garde m’annonce que le cœur de bébé ne bat plus, et qu’il n’y a plus de liquide amniotique. J’appelle, effondrée, mon conjoint et ma maman. N’étant pas dilatée, on m’a donné des médicaments pour me déclencher. 

Le jeudi 12, une sage femme vient nous voir pour nous expliquer les différentes possibilité pour la sépulture (crémation…), nous explique également qu’étant donné que c’est un enfant né sans vie il n’a pas de patronyme (c’est à dire qu’il n’a pas de nom de famille dans le livret de famille). Elle nous demande également un vêtement à lui mettre après l’accouchement, et nous explique qu’il font une photo et une empreinte de pied.(kit souvenir). Je ne suis toujours pas en travail. On nous propose également une autopsie.(que nous avons refusé)

Le vendredi 13 matin, toujours dilatée à 1. Ils me mettent une perfusion pour déclencher le travail. Ma sœur a décidé de m’accompagner lors de l’accouchement car mon conjoint n’avait pas la force de le faire.

Samedi 14 décembre à 4h45. j’ai mis au monde un petit garçon sans vie qu’on a appelé Louka. Il pesait 3,810 kg et mesurait 52 cm. Je n’ai pas souhaité le prendre dans mes bras c’était trop dur. Dans l’après midi, les soignants nous ont apporté l’enveloppe souvenir. Nous l’avons ouverte en famille, et avons découvert un bébé marqué. Choquée je n’avais pas la force d’aller le voir. 

Dimanche 15 décembre, je sors de la maternité. Ma belle famille et ma mère sont allés voir Louka et nous ont rassuré et on est allé le voir à la morgue de l’hôpital.
Lundi matin, rendez vous au pompe funèbre.

Vendredi 20 décembre crémation de Louka. tout le monde était la pour lui dire au revoir. 
Car oui ce n’est qu’un au revoir, je retrouverai mon fils au ciel, et je pourrais enfin le prendre dans mes bras en cher et en os car la seule fois ou je l’ai porté, il était en cendre dans une urne lors de la mise en caveau de celle ci.

Le 6 février 2020, à l’aide de la sage femme coordinatrice, une réunion avec le personnel soignant a été organisé, afin de discuter de tout ce qui s’est passé. ce fut pour moi un réel soulagement.
De plus suite aux analyses on m’a découvert une maladie auto-immune (type lupus) qui serait très certainement la cause du décès de Louka.

Merci à vous Anais, de nous faire confiance, de partager votre peine. Nous espérons que les commentaires, les retours à la lecture de votre histoire, vous ferons du bien.

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Mélissa et Maloé la petite Étoile

Aujourd’hui je vous confie le témoignage douloureux de Mélissa qui se confie pour la première fois sur sa terrible expérience

A travers l’histoire de Mélissa, je voudrai aussi vous dire que, contrairement à ce que vous pensez, vous n’êtes pas seule. Si vous êtes victimes de violence, le silence ne vous aidera pas. Prenez conseil au 3919, c’est une plateforme téléphonique qui ne prendra pas votre plainte mais vous aidera à faire face.

Bonjour, je m’appelle Mélissa, j’ai 25 ans. Je voudrais vous partager mon histoire qui peut être pourra aider d’autres personnes, enfin je l’espère.

Je suis en couple depuis 2 ans avec le père de ma fille. Au début tout ce passait très bien, nous étions un jeune couple très heureux et nous commencions doucement à envisager de faire des projets mais nous ne voulions pas nous précipiter non plus. En septembre 2019 j’ai appris que j’étais enceinte.

J’étais un peu effrayée par cette grossesse qui n’était pas prévue mais j’étais très heureuse de devenir bientôt maman. En sortant du médecin j’ai donc téléphoné directement à mon compagnon qui était au travail, j’avais besoin de lui dire et il était très heureux d’apprendre cette merveilleuse nouvelle.

Bébé allait très bien et nous allions devenir parents quel bonheur. Vient ensuite l’échographie tant attendue où nous allions peut être connaître le sexe de notre bébé. Après avoir tout bien vérifié, la gynéco nous dit que tout va très bien et nous demande si nous voulons savoir si notre enfant sera un garçon ou une fille. Très impatient nous lui demandons de nous le dire et elle nous annonce que nous allons avoir une magnifique petite fille, je suis heureuse mon rêve se réalise je vais avoir cette petite fille dont j’ai toujours rêvé. Mon compagnon me ramène a la maison et repart car il est attendu chez des amis

En fin d’après-midi il me prévient de ne pas l’attendre qu’il ne sait pas à qu’elle heure il finiront aujourd’hui, je ne m’inquiète pas car ce n’est pas la première fois et je vais le coucher. Vers 3h du matin il rentre et la commence mon calvaire. Jamais je n’aurais imaginé que celui que j’aime pouvait se transformer en cette personne monstrueuse

Il me réveille et me demande de me lever pour lui faire à manger. Il s’énerve, il crie et me sort du lit en me tirant par les cheveux. Je lui fais son assiette et me recouche pour ne pas empirer les choses, je ne comprends pas ce qui lui arrive. Il monte se coucher peu de temps après et là il me crie dessus et me reproche que notre bébé ne soit pas un garçon.

J’ai peur et ne réponds pas, je fais semblant de dormir, je ne le reconnais plus. Il s’allonge et je me rassure en me disant qu’il va dormir et que demain ce sera oublié mais le lendemain il recommence ses reproche et je fais l’erreur de lui dire que c’est le père qui donne le sexe au bébé, ça ne lui plait pas et il commence à me gifler à me frapper.

Ce jour là je n’en peux plus et décide de préparer mon sac pour partir chez une amie, j’ai peur pour moi et pour ma fille. Mon amie vient me chercher et dans la voiture je décide d’envoyer un texto a mon compagnon pour lui dire que je pars quelques jours me reposer sans lui dire où, il me répond ok fait attention à vous.

Sur le moment je me dis que ce qui c’est passé est dû à la fatigue et qu’il ne voulait pas me faire de mal mais j’ai besoin de souffler. Après deux semaines chez mon amie il me manque et je décide de rentrer à la maison. Les jours passent et il a changé, il est redevenu celui dont je suis tombé amoureuse, je suis de nouveau heureuse, les semaines passent et le terme approche à grand pas.

Arrive le mois d’avril, plus que quelques jours et nous seront parents. Il faut se mettre d’accord sur le prénom de notre fille, je lui propose Maloé que j’aime vraiment beaucoup il me répond que c’est hors de question, que sa fille portera le prénom de sa grand mère, c’est la tradition.

Je ne veux pas appeler ma fille Marthe c’est un vieux prénom et je n’aime pas du tout mais pour lui faire plaisir je propose de le mettre en second prénom, ça ne lui plait pas et il me gifle une nouvelle fois et on se dispute car je refuse de céder et d’infliger ce prénom à ma fille. Il me cogne.

J’appelle mon amie qui vient me chercher dans la nuit du 06 au 07 avril. Je suis prise de contractions et je perds les eaux au bout d’une demi heure. Mon amie me conduit a l’hôpital c’est le moment bébé va arriver.

A l’hôpital je demande à mon amie de prévenir le papa qui ne répond pas avant plusieurs heures et quand il fini par répondre je demande à mon amie de lui dire de venir vite car la petite va arriver. Le travail s’accélère et toujours pas de papa mais on ne peut plus attendre donc j’accouche avec mon amie pour me soutenir, Maloé est née le 07 avril à 12h37 pour nous quitter le 08 avril à 14h54.

Son papa ne l’a pas vu vivante, il est venu quand le médecin l’a prévenue qu’elle nous avait quitté. Je n’ai pas eu d’explication juste ça arrive parfois mais je ne peux m’empêcher de me demander si tout ce que son père m’a fait subir n’est pas la cause de tout cela. Depuis son décès je ne vis plus, je survis. Je me sens incomprise et j’envisage de quitter son papa mais la peur me retiens pour le moment

J’attends impatiemment les résultats de l’autopsie pour je l’espère avoir des réponses.

J’espère que mon témoignage aidera d’autre future maman, désolée pour la longueur.

Maloé maman te promets de se battre autant qu’il le faudra pour connaître la vérité, je t’aime ma jolie petite étoile.

Merci à vous Melissa, de nous faire confiance, de partager votre peine. Nous espérons que les commentaires, les retours à la lecture de votre histoire, vous ferons du bien et vous aiderons à prendre la meilleure décision pour vous et pour votre avenir

Nous souhaitons que toutes les Mamanges, paranges, qui vivent la terrible perte que celle d’un enfant, sachent que nous sommes là. Comme Melissa, faites nous part de votre douleur, nous la respecterons.

MILAWITHYOU c’est une équipe à l’écoute, attentive et qui fait une vraie place à votre Témoignage de Paranges !

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Solena, l’hyperémèse gravidique

Quelle tristesse de lire et mettre en page le douloureux parcours de Solena.

Merci de votre temps, n’hésitez pas à lui laisser un commentaire pour lui montrer votre soutien.

Bonjour je m’appele Solena et j’ai 30 ans.

Je lutte contre une maladie peu connu qui apparaît pendant les grossesses “hyperemese gravidique” c’est un taux d’hormones trop élevé qui pour ma part me fait vomir en excès avec impossibilité de s’alimenter,  et des hospitalisations à l’hôpital pour pouvoir calmer ces vomissements.

J’ai réussi à avoir 3 enfants en mars 2010, décembre 2011 et 2013 avec toujours les même paroles des médecins : c’est psychologique vous ne désirez pas réellement cet enfant. Les enfants grandissent l’envie d’avoir un petit 4ème et pourquoi pas le 5ème par la suite.

Je tombe enceinte en mars 2019 et c’est reparti on s’y est préparé les hospitalisations à l’isolement pour me réhydrater  mais comme toujours la maladie est toujours un peu plus forte. Après 10kg perdu en 5jours les médicaments ne font aucun effet mes perfusions ne tiennent pas j’ai des bleu partout (on me pique 4 fois par jour mains, pieds, bras…)  on tente acupuncture, les bas de contention,après 10 jours d’hospitalisation on veut m’avorter car mon corps me lâche mais je refuse et  change d’hôpital.

Rien n’y fait je vomis du sang plus de 200 fois par jour je souffre ma tension ne monte pas au dessus de 7. Et après plusieurs semaines de souffrance je n’ai plus le choix je me retrouve au bloc on m’injecte le produit il se diffuse dans mon bras. La perf à encore sauté et je m’endors. Le réveil est horrible je pleure mon bébé m’a été retiré après 2 mois et demi en moi. Mon rêve de porter à nouveau la vie est terminé.

Je ne remercie pas le gynécologue qui m’a opéré sans lire mon dossier “Mme maintenant ne faite pas la même bêtise prenez une contraception et je lis me compte rendu “avortement grossesse non désiré “.

Ça fait maintenant 1 an je souffre toujours. Pour oublier j’ai jeté les échos, prise de sang et tests de grossesse, comme je le regrette…

Oublier l’existence de cette grossesse n’est pas la solution pour se reconstruire. Mon histoire est différente de celle que je lis mais j’avais enfin besoin d’en parler. Bon courage à toute les mamanges.

Merci Solena de vous être confiée à l’équipe. Il y aura toujours une bougie pour vous, pour chaque mamange, dans l’atelier

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Sarah, la douleur de vivre sans Abby

Aujourd’hui je laisse la parole à Sarah qui nous raconte des fausses-couche mais aussi la terrible perte de sa fille Abby à quelques jours du terme de la grossesse

C’est un très douloureux témoignage que Sarah nous confie

Été 2015. J’ai 26 ans. Mon conjoint 27. Il est enfin d’accord pour que l’on fonde notre famille !! Bonheur total. 7 ans de vie commune, enfin mon rêve va se réaliser… Fonder une famille.

Rien. Jusqu’en fin 2016. Quel bonheur ! Cette magnifique sensation ! Je commençais à désespérer après 1 an et demi… 2 mois plus tard, fausse couche spontanée. Le ciel me tombe sur la tête… On me rassure en me disant que c’est fréquent… Je ne lâche pas mon rêve.

Été 2017, ça y est encore un test positif ! Je garde la tête froide quand même mais il me tarde de l’annoncer ! Quelques jours plus tard, rebelote, fausse couche spontanée… Je suis anéantie et je me dis que je suis incapable de donner la vie… Ma gynécologue me lance dans des tests, prise de sang…

Janvier 2018, le diagnostic d’endométriose tombe après un passage aux urgences. C’est le comble… Cette maladie pour moi était synonyme d’infertilité… Je ne porterai jamais la vie, je ne donnerai jamais d’enfant à mon compagnon, je ne fonderais jamais ma famille, celle qui me manque depuis tant d’années…

Février 2018, le test est positif. Nous ne sautons pas de joie, nous restons neutre. Le temps passe. On me dit de me détendre. Le cap des 3 mois est passé. Tout va bien.

On est stressé, on ose pas parler à ce petit bébé. J’ai peur même de l’annoncer à mes proches… Je suis beaucoup suivi car bébé est un petit modèle. On me fait même aller à Marseille pour un dépistage car il est vraiment petit. Les spécialistes me rassurent. Tout va bien. Bébé sera normal. 9 mois de stress. A 38 semaines, mon fils nait. Enfin. Il est dans mes bras. 3,010kg et 48 cm. Le plus beau jour de notre vie. Accouchement rapide et tout le monde en bonne santé. Mon rêve est là. Ma famille, enfin.

Rapidement nous voulons un deuxième enfant. Peut importe les dires de tous. Nous avons peur d’attendre… 9 mois plus tard, test positif ! Nous gardons la tête froide toujours. Le temps passe. Bébé va bien. On commence à stresser pour l’organisation avec 2 bébés de 18 mois d’écart !! Qu’importe… Notre rêve est là.

39 semaines. Je ne te sens plus bouger. Tu as toujours bougé moins que ton frère… 1 heure quand même que je te sollicite. Et rien. Je pars en contrôle à l’hôpital. Et là, la sentence tombe. Ton cœur s’est arrêté. Tout s’arrête d’un seul coup. C’est une blague ? Vous êtes sur ? Il y a 2 jours au monito tout allait bien… On est lundi 13 avril. 18h. Tu es parti… Sans raison. Sans explication. Sans rien pouvoir faire. On me convoque mercredi pour provoquer l’accouchement. Naturel. Nous rentrons. Sous le choc de l’annonce. C’est impossible… A 22 heure je perds les eaux. J’embrasse mon fils et nous partons. 2h51, l’heure où tu es morte née. Ma fille. Jamais je n’ai ressenti telle douleur. Pourtant j’en ai vu. Découvrir ton sexe, ton poids et ta taille. Une petite fille, 3,020kg et 52 cm. La sage femme qui a accouché mon fils est là. Elle est descendu de son service pour m’accompagner. Elle me tiens la main. Et moi je pleure ma douleur avec papa. Je ne veux pas te voir de suite, j’ai peur de voir. De réaliser que tu es morte. Que je n’entendais jamais ta voix. Un jour merveilleux qui se transforme en cauchemars en moins de 24 heures. Tu es née sans un cri. On appelle nos proches. “ça y est tu as accouché ???”. Oui, mais on l’a perdu… On se croit dans un mauvais rêve. Impossible je suis à terme! 2 semaines qu’on attends de rentrer à la maison avec un petit être, remplir ce petit berceau qui a servi à ton frère. C’est ireel.

La douleur. Peu de mots peuvent la décrire. On me dit que j’ai du courage. Mais j’ai perdu ma fille. Je n’ai pas été capable de… De quoi ? Qu’aurais je pu faire ? Pourquoi je n’ai pas su ? Pourquoi ce petit cœur s’est arrêté? Qu’ai je fais ? Ou pas fais ? Pourquoi ? Pourquoi je vais rentrer chez moi sans toi, avec ce vide dans mon cœur. Ce trou béant qui ne se refermera jamais.

Ma fille. Tu étais si belle. Le portrait de ton grand frère. Tu étais parfaite. Si innocente. Aujourd’hui, te laisser partir est mon plus grand combat. C’est ma résilience. Tu es là. Tu le seras toujours. Notre fille. Notre deuxième enfant. Abby. Ce prénom qui été une évidence pour nous depuis la décision de fonder une famille. Pour l’instant le chemin est dur et difficile. Jonché de douleur, de larmes, d’incompréhension, de colère. On continuera. Pour ton frère. Pour toi. Pour nous. Peu importe les obstacles de la vie. Ma résilience. Mes enfants. Pour toi mon ange , sur ton nuage, qui vieille sur nous 3.

Très émue par le témoignage de Sarah, je tiens particulièrement à la remercier de nous avoir confié sa terrible douleur.

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