Mois : mars 2020

Marine, son témoignage sur le deuil périnatal

Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal de Marine

A travers ce Témoignage émouvant, nous apportons notre soutien à chaque mère, chaque père, chaque personne qui a pu un jour perdre une vie qui lui était précieuse.

Bonsoir Mila, et toute l’équipe, Je m’appelle Marine, j’ai 27 ans, et je viens partager avec vous mon histoire très récente.

Je suis maman de deux enfants, ils ont 3 et 4 ans. J’ai cette chance, les avoir près de moi. Suite à des soucis divers, variés, et compliqués à expliquer, j’ai arrêté complètement ma contraception il y a un an. Mon mari ne souhaitait plus avoir d’enfant, pour lui c’est difficile d’apprendre à les gérer, il se sent assez vite dépassé. Mais il était au courant que chaque mois nous prenions le risque qu’un troisième bébé se joigne à nous.

C’est arrivé l’été suivant. J’apprends ma grossesse. Je suis heureuse et inquiète. J’avais raison. Lorsque mon mari apprend la nouvelle, il se mure dans une colère folle, et ne me laisse pas d’autre choix que d’avorter. Notre couple se déchire, et je décide de garder ce bébé, même sans lui. Quelques semaines plus tard je passe ma première échographie, seule. Puis il revient vers moi, il a réfléchit, il est prêt à assumer. Notre couple bat de l’aile et tout est tendu entre nous c’est certain, mais on essaie d’avancer.

Je passe ma seconde échographie, et tout va très bien. Ce soir là, nous décidons de manger au restaurant tous les deux et de nous rendre au cinéma. Nous avons besoin de ce petit moment pour nous rapprocher. La soirée se passe à merveilles. Nous sommes heureux.

Mais en rentrant chez nous, je perds du sang, beaucoup, très vif. Nous partons aux urgences, mais je suis pessimiste. Finalement on m’annonce un gros hématome, je dois rester allongée, mon bébé va bien pour le moment mais il faut rester au repos. Je m’exécute, puis je me rends au rendez-vous de contrôle pour cet hématome.

Mes saignements se sont arrêtés je pense que c’est plutôt bon signe. Il n’en n’est rien.

“Je suis désolé”. L’interne m’annonce que le cœur de mon bébé ne bat plus, et que sa croissance s’est arrêtée. On m’explique qu’il va falloir déclencher des contractions pour expulser le sac et l’embryon. C’est la fin d’une vie.

Dans cette douleur j’ai été et je suis seule. Mon moral et mon physique sont abattus. Ce qui a été le plus terrible événement de ma vie, a été un soulagement pour ceux qui m’entouraient. La souffrance n’en n’est que plus grande, car à qui parler ? A qui crier ce mal qui me ronge puisque cette grossesse n’était une bonne nouvelle que pour moi ?

Je souhaite envoyer par ce témoignage tout mon soutien à celles ou ceux qui se sentent seul(e) dans cette épreuve, et leur dire que non, on n’en guérit jamais, mais que oui, on peut tout au moins panser les plaies.

Nous souhaitons que toutes les Mamanges, toutes les femmes qui se retrouvent seules, démunient et qui nous suivent, qui nous lisent sachent que nous sommes là et que nous serons toujours là pour Elles. Vous pouvez vous confier à nous.

MILAWITHYOU c’est une équipe à l’écoute, attentive et qui fait une vraie place à votre Témoignage de Paranges ! Nous souhaitons vous tendre la main, vous qui traversez un deuil douloureux ou qui, comme Marine n’ont personne à qui parler de leur douleur.

Comme Marine, contactez nous sur facebook ou par mail et partagez votre Témoignage:
https://www.facebook.com/milacreatrice/ ou contact@milawithyou.com

L’intégralité de la collection du souvenir est disponible ICI

Témoignage d’Aurélia

Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal de Aurélia

A travers ce Témoignage émouvant, nous apportons notre soutien à tous les par’anges confrontés au chagrin de la perte d’un enfant. Le témoignage d’Aurélia est important car il montre à quel point le combat peut être long et éprouvant pour les parents face au corps médical pour obtenir des informations si précieuses pour commencer le processus de deuil.

Bonjour à vous toutes les mamanges mais aussi aux papas. Je me  présente je m’appelle Aurélia j’ai 35 ans et je suis l’heureuse maman de 5 magnifiques enfants (4 filles et un petit mec) Mon histoire démarre début Octobre 2018 après avoir constaté l’absence de règles depuis quelques temps je me  décide à  faire un test de grossesse qui s’avère être positif. 

Je prends donc rdv auprès d’un gynéco pour confirmer cette nouvelle grossesse et passer une écho de datation qui confirmera l’heureuse nouvelle. Une autre échographie est prévue au 30 Janvier pour s’assurer que la grossesse se déroule bien. J’ai hâte d’y être et de faire connaissance avec mon nouveau bébé mais rien ne se passera comme prévu.

Arrive le 30 Janvier le gyneco démarre l’échographie et là je vois des petits pieds des bras des mains des jambes et j’entends pour la première fois battre le cœur de mon bébé. Mais voilà qu’au moment où le gynécologue arrive sur la tête de mon bébé je vois ma meilleure amie (future marraine) me regarder avec des larmes aux yeux j’ai mis cela sur le coup de l’émotion mais j’étais loin d’imaginer qu’elle avait bien compris avant moi ce qui ce passait.

Soudainement le gynécologue s’arrête me regarde et là le ciel me tombe sur la tête madame votre bébé a un cœur qui bat des pied ms des bras des jambes mais malheureusement son cerveau n’est pas développé (anencephalie). 

Je me mets à pleurer toutes les larmes de mon corps malgré la présence de ma meilleure amie. Le gyneco m’explique qu’il va falloir que je revienne quelques jours plus tard voir un de ses confrères spécialiste des grossesses à risque afin de voir si celui-ci confirme son diagnostic. Je repare donc avec un nouveau rdv 2 jours plus tard mais comment vous dire j’espérais qu’ il s’agissait d’une erreur j’avais besoin d’y croire mais malheureusement 2 jours plus tard le spécialiste confirmera le diagnostic. 

Le cœur serré je lui demande ce que je peux faire, quel espoir me reste t’il le gyneco m’explique que je peux aller jusqu’au bout de cette grossesse ou arrêter là mais que quelque soit mon choix malheureusement mon bébé me survivra pas. 

Je décide donc à contre cœur de subir une Img médicale afin d’arrêter ma grossesse mais là encore rien me se passera comme prévu. Rdv fixé 5 jours après cette triste annonce avec l’anesthésiste au mercredi 6 février 2019 pour un passage au bloc le Jeudi 7 février.

Le 7 Février comme convenu je me rends donc au service gynécologique afin d’y subir mon img. Arrivée dans le service on m’installe dans ma chambre et on me demande de me préparer pour le bloc. Une infirmière m’installe une perfusion une autre m’apporte un comprimé en m’expliquant que celui ci va commencer à faire le travail (décollement de la membrane etc etc)

Je me demande où je suis, pourquoi moi ?. 

Arrive le nomment de descendre au bloc opératoire mais malheureusement avant même d’y entrer mon bébé sort. Malheureusement tout seul pas le temps d’entrer dans le bloc je crie mon bébé sort je le sens il sort je me retrouve soudainement dans le bloc avec une équipe médical qui ne comprend pas pourquoi je crie pourquoi je pleure mon bébé sort je leur dis j’essaye de me redresser pour voir mon bébé mais soudain le trou noir je me suis retrouvée endormie sans rien n’ y comprendre. 

À mon réveil quelques instant plus tard je comprends que ça y est tout est fini, mon bébé n’est plus là mais je refuse toujours d’y croire. On me remonte dans ma chambre où quelques heures plus tard l’interne en gynécologie viens m’apporter mes papiers de sortie mais le souvenir de mon bébé qui sort tout seul avant d’entrer dans le bloc me hante suis-je folle ? ai je bien vécu cela ?

Il faut que j’en ai le cœur net, je pose donc la question à l’interne en gynécologue qui me confirme que mon bébé est bel et bien sorti avant même d’entrer dans le bloc. Il me remet mes papiers de sortie avec un rdv fixé 3 semaines plus tard pour s’assurer que l’ intervention c’est bien passée. Durant ses 3 semaines avant ce rdv les questions se bousculent dans ma tête. Mon bébé était t’il une fille ou un garçon, a t’il souffert, a t’il bien compris que sa maman l’aimait ?

3 semaines plus tard je revois le fameux gynécologue à un rdv qui a viré au cauchemar car c’était évident il fallait que je sache, que j’ai des réponses à mes questions.Je lui demande ce qu’ils ont fait de mon bébé car je sais qu’il est sorti tout seul et le lieu où il est, ce qu il est devenu … Il n’annonce que la suite de cette procédure (une anapathe) doit être réalisée ainsi qu’une autopsie mais que cela se fait dans un autre hôpital que celui ci  et que les résultats devraient arriver dans les prochains jours. Je repars juste avec comme seule réponse à toutes mes questions cette information. 

Quelques semaines plus tard n’ayant toujours pas de nouvelles de ses analyses je demande à nouveau un rdv avec le médecin afin de comprendre pourquoi c’est aussi long, rdv fixé le lundi à 18 heures. Aurai je enfin les réponses à mes questions ? Lundi jour du rdv le ciel me tombe à nouveau sur la tête le médecin n’annonce que mon bébé était un petit garçon que son activité cardiaque était bien présente au moment de l’expulsion avant même l’entrée au bloc mais que malheureusement les médecins qui devaient pratiquer les autres examens n’ont pas pu aller plus loin car le corps de mon bébé est arrivé en trop mauvais état de conservation. Mais mon dieu que c’est il passé pour que le corps de mon bébé arrive dans cet état au laboratoire d’analyse ?  Monsieur me répond Madame vous n’aviez pas atteint la 22 semaines de grossesse au regard de la loi votre bébé n’ existe pas, nous l’avons donc traités comme un déchet et mis à la poubelle

L’ histoire s’arrête là pour lui mais pas pour moi. Je décide donc de  me renseigner auprès du service de l’état civil qui eux m’informent que d’après la nouvelle réforme de juin 2009 la loi autorise les parents à faire reconnaître leurs enfants dès la 15 ème semaines de grossesse. Je décide donc d’appeler le secrétariat du service gynécologie avec ces quelques informations un autre rdv est programmé et lors de ce rdv on me remet un document afin que je puisse aller à l’état civil faire reconnaître mon fils que j’ai décider de prénommé Noah.

Sur le document en question il est simplement marqué que l’activité cardiaque de mon fils était très probablement présenté au nomment de l’expulsion. Je me rends donc le lendemain au service de l’état qui eux refuse de faire quoi ce soit car pour eux le médecin aurait du établir un certificat d’accouchement.. je me sens découragée, je ne sais plus où j’en suis quoi faire comment aller de l’avant et faire afin mon deuil je décide d’abandonner. 

Mais voilà que quelques mois plus je me décide à reprendre le combat je le dois à mon fils à mon petit Noah parti trop vite il faut que pour moi pour lui il soit reconnu que son prénom figure quelque  part. Je prends donc l’initiative d’appeler directement le service de la direction de l’hôpital je tombe sur une dame adorable qui écoute mon récit et me dit gentiment madame je peux pas vous laisser comme ça il faut des réponses à vos  questions vous avez besoin de comprendre comment le corps de votre bébé a pu arriver en trop mauvais état de conservation au laboratoire etc etc. Quelques jours plus tard la direction de l’hôpital me rappelle et me propose une médiation. La médiation aura lieu le 25 novembre 2019 5 jours après mon anniversaire. 

À la médiation le médecin expert mandaté part l’hôpital reprend en ma présence mon dossier et là pour moi c’est la douche froide. J’apprends que le corps de mon bébé n’a Jamais quitté l’hôpital, que le gynécologue en question c’est juste basé sur mon échographie qui confirme bien que mon bébé était un petit garçon qu’il souffrait bien d’une anencéphalie malformation cérébrale irréversible que sur le rapport du bloc opératoire mon petit Noah est bien sorti tous seul au cour d’une img médicale que Noah a respiré 4 minutes 50 seul avant de s’éteindre des suites de sa malformation cérébrale et que mon bébé est donc considéré comme étant né et décédé de ses suites, que le médecin aurait donc dû bien établir un certificat d’accouchement afin que je puisse faire reconnaître mon petit Noah !

Au bout d’ une heure d’entretien je décide d’arrêter la c’est trop dur trop douloureux mon fils mon ange mon bébé parti comme ça sans même un prénom sur son dossier c’est horrible. Quelques temps plus tard je reçois de l’hôpital une lettre d’excuse avec dedans un acte d’accouchement afin que je puisse faire reconnaître Noah à l’état civil et un bracelet d’identité afin qu’il me reste quelque chose de mon fils. Noah mon bébé mon amour parti le 7 février 2019 après ce dur combat maman peut enfin te faire reconnaître et apaiser sa douleur je t’oublierai jamais

Je t’aime mon bébé ange.

Nous souhaitons que toutes les Mamanges, les Papanges, comme Aurélia qui nous suivent, qui nous lisent sachent que nous sommes là et que nous seront toujours là quelque soit leur parcours…

MILAWITHYOU c’est une équipe à l’écoute, attentive et qui fait une vraie place à votre Témoignage de Paranges ! Nous souhaitons vous tendre la main, vous qui traversez un deuil douloureux ou qui, comme Aurélia ont beaucoup souffert dans leur processus de deuil.

Comme Aurélia, contactez nous sur facebook ou par mail et partagez votre Témoignage:
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Témoignage de Mam’ange : Ludivine nous raconte son histoire !

Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal d’une Mamange Ludivine

A travers le Témoignage de Ludivine, nous apportons notre soutien à tous les par’anges confrontés au chagrin de la perte d’un enfant.

Pour vous raconter mon histoire : je suis en couple avec mon amour de collège depuis maintenant 18 ans, j’ai 32 ans.

Tout se déroule pour le mieux dans le meilleur des mondes, je fais mes études en ressource humaine et trouve un travail stable, on achète notre appartement, on se pacse et on décide du haut de nos 24 ans de devenir parents. Je tombe enceinte rapidement et une grossesse merveilleuse commence : aucun désagrément de grossesse. Nous découvrons que le bébé que j’attends est un garçon je suis aux anges, il s’appellera Baptiste. Il grandit bien tout va bien.

Les semaines passent et je sens qu’il bouge de moins en moins, pas de panique c’est normal en fin de grossesse. Les désagréments de fin de grossesse commence, je gonfle à vue d’œil, le médecin me donne quelques trucs pour la rétention d’eau mais ça ne passe pas. Suite à une visite chez mon médecin traitant, ma tension est au plus haut, il m’envoie très vite a la clinique pour une écho de contrôle et monitoring.

A mon arrivée, les visages sont déjà fermés.
On m’installe en salle d’écho et l’écho ne se déroule pas comme d’habitude.
Le gynéco est très silencieux. Et quand il essaie d’enregistrer le rythme cardiaque le tracé est plat… le couperet tombe … il relève la sonde, me regarde, prend une grande respiration, je m’effondre avant même qu’il prononce son “je n’ai pas une bonne nouvelle”…

Je hurle, cris, pleure, mon mari se jette sur moi pour me calmer et je lui demande alors pardon
Pardon ne pas avoir su protéger notre fils, le faire grandir comme il fallait et laisser mon corps lui donner la mort. J’ai prévenu mes parents et mes sœurs …

Une épreuve…
Une sage femme formidable, d’un professionnalisme et dune bienveillance rare dans ces cas là (et oui malgré l’épreuve difficile à vivre, nombreux sont les soignants maladroits) nous prend en charge.

Les examen sanguins montrent que je fais une pré éclampsie avec hellp syndrom donc globalement ma tension est au taquet, mes reins et mon foie sont remplis de toxines et ne fonctionnent plus ou très mal. Je passe la nuit sous surveillance et on me déclenche à 7h du matin (12h après mon arrivée à la clinique) Mon gyneco arrive en urgence pour m’expliquer ce qui allait se passer et essayer de me déculpabiliser autant que possible. Rien ne peut laisser présager que la pré eclampsie va se déclarer…

On me pose une péridurale puis les tampons et le temps passe passe passe 12h plus tard tjs rien ! Ma sage femme formidable revient pour sa 2ème nuit de garde et à 22h30 me perce “enfin la poche des eaux” les choses s’accélèrent mais la péri ne fonctionne pas on m’injecte quasiment une dose de césarienne pour me soulager les contractions sont au max … mais mes plaquettes étaient trop basses pour une nouvelle péri mais le bébé était là il allait falloir pousser.

Il se présente par le siège il est 1h du matin, je pousse pendant 40 min et il né sans un bruit sans un cri… Ils l’ont emmené et m’ont apporté une photo et ses empreintes. Plus tard nous avons souhaité le voir, il était si beau nous avons pu passer quelques heures avec lui le câliner, le bercer et lui parler.
Nous lui avons préparé des funérailles et mon église a accepté de le baptiser. Un moment très douloureux et difficile mais nous sommes contents de l’avoir accompagné jusqu’au bout de faire pour lui ce qui était pour nous une évidence

Après 1 année difficile avec toutes les 1ères fois, mon corps s’est remis médicalement de la pré éclampsie et les médecins ont acceptés de m’accompagner pour une nouvelle grossesse. Je suis retombée enceinte quelques jours après le 1er anniverciel de Baptiste.

C’est une petite fille, je suis alitée dès l’annonce de la grossesse, je suis traitée pour éviter la récidive et je suis hospitalisée à 32 semaines.

A 7 mois et 3 semaines, Laurène est née par césarienne parce que les choses commençaient à se compliquer… mais après 2 semaines de reaneonat’ parce qu’elle n’arrivait pas respirer seule, on a pu commencer notre vraie vie à 3 avec notre étoile pour veiller sur nous.

Laurène porte le prénom de la sage femme de Baptiste, Célia en 2ème prenom
Notre fils aurait 7 ans et notre fille a maintenant 5 ans.
Voila notre histoire

Merci Mila pour tout ce que vous faites pour nous

💙

Merci à Ludivine de nous avoir confié son histoire, merci aussi pour cet espoir donné avec la naissance de sa fille. Et merci pour ce mot, anniverciel, tellement beau.

Nous souhaitons que toutes les Mamanges, les Papanges, comme Ludivine qui nous suivent, qui nous lisent sachent que nous sommes là et que nous seront toujours là quelque soit leur parcours…

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Témoignage de Nanou sur le deuil périnatal

Aujourd’hui je vous confie le témoignage sur le deuil périnatal de Nanou

A travers ce Témoignage émouvant, nous apportons notre soutien à tous les par’anges confrontés au chagrin de la perte d’un enfant.

Je m’appelle Nanou et j’ai 58 ans. J’ai 7 enfants et 11 petits enfants.

Je suis comme beaucoup d’entre vous une mam’anges. J’aime l’écrire ainsi…

En 1996 j’ai rencontré mon 2eme mari et nous commencions à nous découvrir quand après 3 mois je me suis aperçu que j’avais du retard.. Une grossesse n’était pas ce que nous voulions pour le moment.. Il vivait chez sa mère et moi j’avais du quitter ma maison avec mes 5 enfants pour vivre le temps de me ” retourner ” chez ma mère.. Pas vraiment la situation idéale pour voir naître un ptit bout !!! Pourtant le test était positif !! Un petit être était bien niché tout au fond de moi…

Le papa ne voulait pas le garder, moi je savais que je ne supporterais pas de mettre fin à cette grossesse.. Oui mais voilà je devais choisir… Je réfléchissais à cette épineuse et triste idée depuis plusieurs jours quand une nuit je me suis réveillée dans le sang !! J’ai réussi à me rendre aux toilettes…

Le lendemain matin je téléphonais au médecin qui me dit de passer de bonne heure l’après midi. Mon compagnon me dit que ces tests n’étaient vraiment pas fiable car on pensait que je n’étais finalement pas enceinte.. Mais lors de l’examen chez le médecin ce qui était arrivé ds la nuit se reproduisit. Le visage du médecin blanchi d’un seul coup et il me demanda si ce qui venait de se produire était ce qui m’avait réveillée..

Devant ma réponse il me confirma que j’avais bien fait une fausse couche et que malheureusement je venais de perdre non pas 1 mais 2 bébés …

J’ai eu bien du mal à me remettre de cette perte atroce d’autant que je me sentais coupable d’avoir pensé à ne pas pour suivre cette grossesse et qu’autour de moi on banalisait cette perte.. Je n’étais qu’au 1er trimestre et je ne l’avais jamais senti bouger. Et puis ce n’était pas le moment alors c’était bien comme ça… Mais ma douleur d’avoir perdu mes bébés où devais je la mettre ?

Comment oublier que ces 2 petits anges avaient vécu en moi même si je ne m’en étais pas rendu compte de suite.. Mes petits anges devraient prendre 24 ans en mars prochain.. Jamais il ne se passe une journée sans que je pense à eux et mêle si nous avons et 2 petites filles 2 ans et 6 ans après je reste pétrifiée de douleur par cette perte… D’autant que le papa est parti rejoindre nos petits anges il y a 10 ans… Nous avons le droit de pleurer nos bébés qu’ils soient partis à quelques semaines, quelques mois de grossesse autant qu’après leur naissance. Courage à toutes les mam’ange qui me liront..

Nanou

Nous souhaitons que toutes les Mamanges, les Papanges, comme Nanou, qui nous suivent, qui nous lisent sachent que nous sommes là et que nous seront toujours là quelque soit leur parcours…

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